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Inédit
« Trop
d’État, trop d’impôts ! », ne cesse-t-on de nous marteler.
Et les
hommes politiques de reprendre cette antienne. La doctrine néolibérale a
choisi sa cible : les impôts, dans lesquels elle voit un obstacle à
l’accumulation illimitée des revenus et des fortunes.
Elle a vu
juste. L’outil fiscal est bien l’instrument politique qui permet une
véritable redistribution de la richesse, et donc la réduction des
inégalités économiques et sociales…
En France,
historiquement, l’impôt a été utilisé pour contribuer à l’équilibre
social, en prélevant davantage sur les riches que sur les pauvres, et pour
financer lesservices publics. Cette époque est
révolue.
Désormais, les revenus du travail sont très lourdement taxés : en 1996,
25,8% (contre 8,3% pour les revenus du capital), alors qu’en 1970 le
prélèvement correspondant était de 16,4 %.
Il est
donc indispensable de réfléchir à l’utilisation de l’outil fiscal pour
financer toutes les solidarités. Quelle part pour les impôts indirects ?
Quelle architecture de notre système national ?
Et demain,
en Europe et dans le monde ?
La
question des ressources budgétaires, tant au niveau national que
communautaire, est escamotée dans le débat public. Pourtant, la fiscalité
s’intéresse à vous. Intéressez-vous à la fiscalité. |